[Rando] Pic des Trois Seigneurs - 23 Mai 2010

Publié le par Raph

DSC00116.JPGLa première question qui me vient à l'esprit après cette ascension est : " Le plaisir ressenti, la beauté du panorama, la joie au sommet sont ils fonction de l'effort fourni? ".

Après 800m de dénivelée, 1h de marche dans des sentiers et 1h30 dans la neige j'en suis intimement convaincu.

 

Tout commence dans la semaine, une certaine lassitude de l'ambiance parfois trop citadine qui règne dans ma vie d'étudiant toulousain me pousse à aller faire un tour dans la montagne voir si l'air y est plus pur. Rapide regard sur mes possibles sorties, et je choisis finalement une ascension dans le Vicdessos en Ariège : le Pic des Trois Seigneurs. Le mot ascension peut paraître un peu présomptueux pour un sommet de seulement 2199m mais clairement la rando ne consiste qu'à s'élever vers ce point alors voilà le mot est laché. Je ne me considère pas pour autant comme un pyrénéiste (ndlr : équivalent d'alpiniste dans les pyrénées!) mais qui sait peut être un jour.

 

L'itinéraire commence à 1400m dans la forêt, puis le sentier traverse deux torrents encore bien en eaux en cette saison qu'il faut franchir prudemment. Le chemin se fait ensuite très raide pendant 45min pour atteindre l'étang d'Arbu encore recouvert de glace aux trois quarts. Jusqu'à présent nous avons marché d'un bon pas et avons doublé pas mal de familles, jeunes couples qui ne dépasseront pas le lac. Bien dommage car la partie réellement intéressante commence. Sauf que...

 

L'itinéraire disparaît dans la neige. La question qui se pose à nous désormais est la suivante : devons nous poursuivre en suivant les traces dans la neige et les points de peinture jaune sur les rochers ou bien nous arrêtons nous là et profitons des reflets lacustres? Heureusement un randonneur/coureur va nous pousser à faire le bon choix, il nous indique que le sommet est tout à fait atteignable malgrè la neige mais qu'il ne faut pas attendre car elle se ramolit et la progression n'en sera que plus difficile. Petit regard pour se concerter avec mon "compagnon de cordée" mais nous connaissons déjà tous les deux notre réponse : on continue! Je change mon short pour un pantalon pour éviter que trop de neige ne rentre dans mes chaussures et nous voilà repartit.

 

Nous choisissons de faire une mini halte casse-croûte dans la montée car nous sentons les premiers effets de l'effort déjà fourni. Rien de bien long et on redémarre car, on le sent, le sommet n'est pas loin. Le cheminement dans la neige est chose nouvelle pour moi et je dois avouer que chaque pas doit être calculé car l'appui est glissant, le pied, parfois la jambe, s'enfonce. On atteind une brèche dans la paroi rocheuse tout près du sommet, commence alors une partie mi marche mi progression en effet les mains sont souvent utiles dans les rochers pour se stabiliser.

 

Après 2h30 nous voici enfin au sommet et quel sommet! Sa position légèrement détachée de la chaîne principale des Pyrénées permet d'admirer un panorama intégral. Le temps clair et l'air frais me font remarquer que je transpire à grosses gouttes et que mes lunettes sont totalement embuées. J'enfile rapidement un vêtement chaud et prend le temps de faire quelques photos. Mon colloc, toujours lui, fait sa sieste habituelle sur les rochers pendant que je regarde les hirondelles qui tournoient à quelques mètres de nous en quête de leur repas.

 

 

L'itinéraire retour demande un peu d'escalade pour récupérer la ligne de crête qui surplombe l'étang et tout le cirque. La dernière descente dans les pentes herbeuses est assez pénible pour mes genoux car très raide et très empierrée. Mais qu'importe, nous atteignons le Port de Lers, fourbus mais heureux.

 

Je crois n'avoir jamais atteint auparavant le sommet de quoi que ce soit. Je suis donc d'autant plus fier de cette sortie et toujours aussi émerveillé par les paysages somptueux qu'offre la Montagne.

 

A bientôt.DSC00099.JPG

Publié dans Rando

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